
Har Mod ki Kahani
Beawar
Posée au milieu des collines des Aravalli, Beawar est une ville et un district historiques du Rajasthan, avec un caractère bien à elle. Elle a été fondée en 1836 par un officier britannique, le colonel Charles George Dixon. Des ruelles droites et parallèles, quatre portes anciennes, un pays de collines verdoyantes et une foire du Badshah noyée dans les couleurs de Holi — ici, chaque coin de rue porte une histoire qui mérite d'être entendue.
Les histoires
6 lieux, et ce qui s'y est passé
La chhatri de Dixon
Histoire et légendeLe colonel Dixon reste dans les mémoires comme le père de Beawar. À son arrivée, les Mers, habitants des collines alentour, avaient une réputation de pillards, et il choisit la persuasion plutôt que le fusil — adoptant les coutumes locales, défrichant l'épaisse jungle de broussailles pour tracer une ville nouvelle et, dit-on, épousant une femme du pays nommée Chand Bibi. Selon la tradition, il dessina le plan de la ville en forme de croix, avec des ruelles parallèles les unes aux autres qui se rejoignaient à des carrefours ouverts. Sous sa chhatri à coupole, raconte-t-on, les marchands déposaient autrefois les clés de leur boutique, joignaient les mains, et ne commençaient qu'ensuite les affaires du jour.
Les quatre portes de Beawar
Histoire et légendePour mettre sa ville nouvelle à l'abri, le colonel Dixon ceintura Beawar d'un solide mur de défense où il ouvrit quatre grandes portes — la porte Ajmeri, la porte Mewari, la porte Chang et la porte Surajpol. Chacune donne sur un côté différent de la ville et porte sa propre signification. Les anciens vous diront que celui qui quittait la ville pour une démarche de bon augure devait sortir par la porte Ajmeri, tenue pour la plus favorable des quatre. Les portes demeurent aujourd'hui la signature historique de Beawar, et une promenade dans la vieille ville commence tout naturellement par l'une d'elles.
Todgarh et Pragya Shikhar
HistoireBlottie au cœur des Aravalli, dans le district de Beawar, Todgarh est un pays de collines — air frais, crêtes rocheuses et pentes verdoyantes. Elle doit son nom au colonel James Tod, l'historien britannique qui écrivit l'histoire du Rajasthan. C'est ici que se dresse Pragya Shikhar, un mémorial jaïn d'une remarquable beauté, sculpté dans le granit noir, flanqué d'un musée, inauguré en 2005. Adossé aux plis des Aravalli, le site offre ce genre de calme et de beauté naturelle qui fait taire un moment le bruit de la ville.
Le Subhash Udyan et le Bichadli Talab
HistoireQuand le soir tombe, Beawar dérive vers le Subhash Udyan presque par habitude. Aménagé au bord du Bichadli Talab, ce jardin est le coin le plus paisible de la ville — lumière dorée et basse au ras de l'eau, familles en promenade, enfants qui s'appellent. Dans l'enceinte se dresse un vieux puits à degrés, dont les marches descendent dans l'ombre ; les gens d'ici vous diront qu'il garde on ne sait combien d'histoires jamais racontées, et certains assurent que l'on vient de bien au-delà de Beawar rien que pour s'y pencher. Une promenade, une photo et un peu de silence — le jardin réussit les trois à la fois.
Le temple d'Ashapura Mata
LégendeL'un des sanctuaires les plus vénérés de Beawar et de ses environs est le temple d'Ashapura Mata, dont le nom est connu bien au-delà du district. La tradition fait de la déesse une kuldevi, une divinité familiale, des Chauhan, et les fidèles disent que cette dévotion se transmet de génération en génération depuis l'époque de leurs rois. Quiconque se présente à son seuil avec un cœur sincère voit, croient les fidèles, chaque asha — chaque espoir — exaucé, et c'est de cette croyance, dit-on, que la déesse aurait tiré son nom. Les pèlerins y viennent tout au long de l'année.
Le Badshah Mela
Histoire et légendeLa plus belle histoire de Beawar ne tient pas dans un bâtiment ; elle défile dans les rues. Le Badshah Mela se tient chaque année le lendemain de Dhulandi — le troisième jour de Holi. La tradition en fait remonter l'origine à Raja Todarmal, l'un des neuf joyaux de la cour d'Akbar, qui aurait tiré l'empereur d'un mauvais pas. Enchanté, Akbar, raconte-t-on, le fit Badshah pour un temps, et Todarmal passa ce temps à répandre du gulal et des pièces parmi le peuple. Aujourd'hui encore, un homme du cru joue le Badshah, un compagnon en Birbal danse devant lui la danse du paon, et les commerçants tiennent pour sacré le gulal rouge qui vole, qu'ils gardent dans leurs coffres.
Continuez
La suite de la route

Votre histoire du Rajasthan commence ici.
Dites-nous où vous souhaitez aller. Nous vous aiderons à en faire un voyage inoubliable.


